Pratiques commerciales

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Quelle est selon vous la différence entre l'épargne solidaire et l'épargne classique?

Réponse : L'épargne solidaire reprend dans sa composition des actifs labellisés.

Si l'épargne solidaire est avant tout un placement dont l'objectif est de créer de la valeur (ces placements ont une performance comparable à celle des fonds classiques), elle se caractérise par la prise en compte de critères autres qu'uniquement financiers. L'enjeu est en effet d'encourager les bonnes pratiques environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises que ces fonds financent.


Outre les trois dimensions ESG (Environnement, Social et Gouvernance), les fonds d'épargne solidaire doivent appliquer des règles de gestion transparentes. Des organismes reconnus tels que l'Association Française de Gestion (AFG), le Comité Intersyndical de l'Epargne Salariale (CIES), Finansol ou Novethic développent des codes et labels permettant à l'épargnant solidaire de faire son choix parmi les placements solidaires proposés par les organismes financiers.


Quelle est la vocation du commerce équitable ?

Réponse : Garantir à son ou ses fournisseurs une juste rétribution de son travail

Aujourd’hui, l’organisation du commerce se fait souvent au détriment du producteur : les intermédiaires les plus puissants (grandes marques commanditaires, groupes industriels, organismes financiers, grands distributeurs, centrales d’achats) imposant leurs règles et leurs prix.

Le commerce équitable est un modèle économique qui crée les conditions permettant une meilleure répartition des plus values. Selon la charte de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable (PFCE), les acteurs du commerce équitable doivent s’engager à :

- Promouvoir l’équité et la solidarité dans les relations commerciales : en pratiquant des prix et des modes de financement justes, en travaillant en priorité avec les producteurs les plus défavorisés, en mettant en place des partenariats durables.
- Encourager l’autonomie des producteurs : en privilégiant la non-exclusivisité des partenariats commerciaux et la diversification des débouchés, en maintenant une agriculture vivrière et paysanne, en renforçant les organisations de producteurs et d’artisans afin qu’elles puissent décider de leurs modèles de développement.
- Respecter la dignité des acteurs : en appliquant les législations nationales et les normes internationales du travail, en refusant le travail forcé et en oeuvrant à l’élimination du travail des enfants, en valorisant les cultures et les savoir-faire locaux.
- Respecter l’environnement : en réduisant les impacts environnementaux et sur la santé tout au long de la filière, en préservant et au besoin en contribuant à restaurer la biodiversité, en privilégiant les énergies renouvelables.
- Travailler dans la transparence : en assurant une information réciproque avec les producteurs et artisans, en garantissant la traçabilité des filières, en privilégiant les circuits les plus directs entre producteurs et consommateurs.
- Faire évoluer le commerce international : en informant et en sensibilisant les citoyens, en promouvant une consommation responsable, en militant en faveur de règles et de pratiques plus justes dans le commerce international.


Quelle est selon vous la pratique commerciale la plus adaptée à une démarche RSE au sein d'une entreprise ?

Réponse : Proposer des produits ISR

Les ISR sont parmi cette liste les produits les plus pertinents en termes d'offre "responsable". L’Investissement Socialement Responsable (ISR) est l’application du développement durable aux placements financiers.

Autrement dit, c’est une forme de placement qui prend en compte des critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance (on parle aussi de critères ESG) en plus des critères financiers classiques. Comme dans tout placement financier, l’ISR touche différentes catégories d’investissement : actions et obligations d’entreprises publiques ou privées, mais aussi emprunts d’État, de collectivités locales, etc.


Lequel de ces labels n'existe pas ?

Réponse : Independant Food

Les Red Tractor Scheme, Carbon Reduction Label et Soil Association Certificate sont trois écolabels britanniques. Le  Red Tractor Scheme est un certificat  de bonnes pratiques agricoles, le Carbon Reduction Label indique l'empreinte C02 des biens de consommation tandis que Soil Association certifie aussi bien les produits alimentaires, cosmétiques que textiles ou forestiers selon des critères généraux de développement durable. 


Quel est l'objectif de la joint-venture ORBEO avec Rhodia ?

Réponse : ORBEO est spécialisée dans les opérations de trading de CER (crédits carbone)

Créée en 2006 par Société Générale et Rhodia (50/50), ORBEO est la première coentreprise entre une banque et un groupe industriel dédiée au marché du carbone à l’échelle mondiale. Cette société est un des acteurs majeurs du marché mondial du carbone.


ORBEO commercialise un portefeuille d’environ 100 millions de CER (crédits carbone) sur la période 2007-2012, provenant des projets MDP (Mécanisme de Développement Propre) et a développé un portefeuille de projets de réduction d’émissions de GES de haute qualité afin de diversifier son offre.
ORBEO a obtenu en 2010 deux récompenses dans le cadre des « Energy Risk Rankings 2010 » (1re place en trading d’EUA ainsi qu’en trading de CER primaires), conservant ainsi une position de leadership sur ce marché.


Quel est le pays où est "née" la première institution de microcrédit, la Grameen Bank ?

Réponse : Le Bangladesh

La Grameen Bank (grameen signifie village), spécialisée dans le microcrédit, a été créée officiellement en 1983 au Bangladesh par Muhammad Yunus. L'établissement, qui emploie 24 000 personnes, compte plus de huit millions de clients. Depuis sa création, la Grameen Bank a déboursé 4,69 Mds USD de microcrédits. Elle affiche des taux de remboursement de près de 99 %.


L'organisation et son fondateur ont reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Selon Ole Danbolt Mjoes (président du comité Nobel), « une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu’une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté » et « le microcrédit est l’un de ces moyens ».

Société Générale est devenue un acteur important du microcrédit dans de nombreux pays, notamment sur le continent africain et dans la région Moyen Orient Méditerranée.